Voir
les films
autrement
Discutable ?! C’est quoi ?
C’est une animation destinée aux élèves de 6ème secondaire, qui vise à développer leur esprit critique face aux représentations cinématographiques. À travers l’analyse de films occidentaux mettant en scène des personnages, des cultures et des territoires non occidentaux. Les élèves seront amené·e·s à se questionner sur qui peut raconter quelles histoires et comment les raconter.
Aujourd’hui, le cinéma joue un rôle central dans la construction de l’imaginaire collectif. En effet, nombreux sont les films créés par et pour les occidentaux, ce qui peut influencer la perception du monde des spectateur·ice·s.
Quelle animation choisir ?
L’animation se décline autour de différents films, chacun offrant un regard occidental sur une communauté et une manière de la mettre en scène.
Killers of the Flower Moon
Au début du XXème siècle aux États-Unis, le pétrole a apporté la fortune au peuple Osage. Dans les années 1920, la convoitise des Blancs entraîne le meurtre de plusieurs membres de la tribu, dans le comté d’Osage en Oklahoma.
Dans ce film, le réalisateur états-unien, Martin Scorsese, met en images un phénomène historique des États-Unis, avec des choix forts : des acteur·ice·s Osages, des consultant·e·s Osages et un tournage dans le comté d’origine.
Le choix de s’entourer de la communauté Osage fait de ce film un exemple concret pour se questionner : qui peut raconter quelle histoire ?Comment la raconter ?
Emilia Pérez
Au Mexique, Rita, une avocate, aide un chef de cartel à réaliser son rêve : devenir enfin la femme qu’il a toujours rêvé d’être. Devenue Emilia Pérez, elle crée l’association La Lucecita pour permettre aux familles de savoir ce qu’il est advenu de leur proche disparu.
Dans ce film, le réalisateur français, Jacques Audiard, met en images un phénomène social mexicain,avec des choix forts : une comédie musicale, des actrices internationales et un tournage en France.
Ce film a reçu de nombreuses récompenses occidentales, mais a aussi provoqué de vives critiques de la part du public mexicain. C’est justement cette tension qui en fait un exemple concret pour se questionner : qui peut raconter quelle histoire ? Comment la raconter ?